Ferhat Aït Ali parle du nouveau climat des affaires


Rencontre d’affaires algéro-britannique par visioconférence Ferhat Aït Ali parle du nouveau climat des affaires 01 octobre 2020 à 10 h 55 min 0 Ferhat Aït Ali, qui a mis l’accent sur «les opportunités de partenariat qu’offre le marché algérien», insiste sur la diversification de l’économie nationale qui est, plus que jamais, «au centre de notre politique économique, laquelle encourage et appuie la création de la richesse hors hydrocarbures». Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Brahim, a présenté hier, lors de la rencontre d’affaires algéro-britannique par visioconférence, les efforts consentis par le gouvernement algérien pour redresser l’appareil productif national. Lors de son intervention, dont le texte a été rendu public par les services de son ministère, Ferhat Aït Ali, qui a mis l’accent sur «les opportunités de partenariat qu’offre le marché algérien», insiste sur la diversification de l’économie nationale qui est, plus que jamais, «au centre de notre politique économique, laquelle encourage et appuie la création de la richesse hors hydrocarbures». C’est dans cette optique, affirme-t-il, que «le gouvernement œuvre à renforcer l’attractivité de l’économie algérienne par le biais d’une nouvelle stratégie industrielle, qui permettra l’encouragement de l’investissement productif et l’amélioration du climat des affaires». Mettant en relief les grandes lignes de la nouvelle vision du développement économique et industriel, le potentiel de notre pays en la matière et les opportunités et perspectives qui s’ouvrent pour le partenariat avec les entreprises britanniques, le ministre de l’Industrie a rappelé à ses interlocuteurs britanniques la volonté à œuvrer pour améliorer le climat des affaires, notamment à travers «une refonte du code de l’investissement, afin de le rendre plus fluide, simple et incitatif». Selon lui, ce nouveau code, qui sera promulgué très prochainement, assurera «plus de garanties et de protection à l’investisseur national et étranger à travers un cadre juridique transparent, clair et stable». «Il permettra, dit-il, de limiter le rôle de l’administration, dans l’acte d’investir, d’encourager et d’accompagner les porteurs de projets.» D’autres mesures sont prises pour contribuer à la mise en place d’un système d’investissement clair permettant aux investisseurs désireux de produire en Algérie de travailler sans entraves, ajoute Ferhat Aït Ali Brahim, qui cite en effet «la suppression de la règle 51/49 qui régissait l’investissement étranger en Algérie et qui a été abrogée récemment pour de nombreux secteurs, ce qui permettra de libérer les initiatives». «Les responsables britanniques mentionnent une Algérie en changement» Grâce à cet amendement, rassure le ministre de l’Industrie, «l’opérateur étranger pourra investir en Algérie sans distinction aucune avec l’investisseur national». Il sera, précise-t-il, «également en mesure d’apporter ses propres fonds et de s’impliquer financièrement en Algérie». Pour lui, «la mobilisation de l’investissement national et étranger constitue une exigence certaine dans cette étape importante par laquelle passe l’économie algérienne». «L’Algérie est ouverte aux grandes entreprises étrangères, et britanniques en particulier, au savoir-faire reconnu et apprécié, souhaitant nous accompagner dans la réalisation des objectifs de développement économique et social à travers des partenariats gagnant-gagnant», plaide Ferhat Aït Ali Brahim. Le ministre de l’Industrie appelle en effet les entreprises britanniques à saisir les opportunités économiques qui s’offrent dans différents secteurs en Algérie. «Nous vous encourageons à déployer, dans notre pays, des activités intenses en technologie, à participer au développement de l’ingénierie de fabrication d’équipements industriels», déclare le ministre tout en soulignant ce qui est attendu des partenaires britanniques en matière de transfert du savoir-faire et de la technologie, mais aussi les possibilités de remontée dans les filières et d’ouverture de perspectives à l’export. Il est persuadé que «beaucoup d’opportunités de partenariat émergeront des travaux de la rencontre d’affaires algéro-britannique» et espère que, «dans un proche avenir, des projets de partenariats industriels verront le jour». Après le ministre de l’Industrie c’est au tour de l’envoyé spécial du Premier ministre britannique pour les Affaires économiques et commerciales avec l’Algérie, lord Richard Risby, d’intervenir pour mentionner dans un premier temps le fait que les entreprises britannique sont les premiers clients de l’Algérie en GNL, et de souligner ensuite l’existence de nombreuses opportunités afin d’élargir le partenariat algéro-britannique. «J’ai rencontré plusieurs ministres qui m’ont parlé de leurs engagements envers les diversifications économiques, notamment à travers les secteurs de l’industrie pharmaceutique, des énergies renouvelables, de l’agriculture et des finances», a indiqué lord Richard Risby, qui a parlé, à cet effet, de la possibilité de «développer de nouveaux moyens pour renforcer le partenariat algéro-britannique». «L’Algérie est actuellement en changement. Les entrepreneurs algériens sont en quête d’exploration de nouveaux marchés africains. Les entreprises britanniques sont en mesure de les soutenir et de leur offrir la technologie nécessaire, l’expérience et l’expertise et de nouer un partenariat mutuellement gagnant», estime l’envoyé spécial du Premier ministre britannique, qui affirme que sa visite en février dernier en Algérie lui a fait ressentir «beaucoup d’optimisme» et l’a convaincu que «l’Algérie est entrée dans une période de changement positif». «Les nouvelles réformes ont introduit de nouvelles valeurs commerciales et opportunités compétitives pour les investisseurs étrangers et les partenariats», a noté lord Richard Risby. Et de lancer : «Permettez-moi d’être franc, les entreprises britanniques m’ont déclaré qu’il était difficile d’investir ou faire des affaires en Algérie, mais elles m’ont aussi déclaré que les lois devraient offrir plus de facilités et de nouvelles opportunités d’affaires aux compagnies britanniques.» Intervenant lors de cette rencontre par visioconférence, le ministre d’Etat de l’Investissement, auprès du département britannique du Commerce international, lord Gerald Edgar Grimstone, nourrit, lui aussi, «l’espoir de voir nos deux pays nouer de nouvelles opportunités à l’aube du post-Brexit». Selon lui, «les possibilités sont nombreuses». «Il n’existe pas de meilleure destination d’investissement pour les entreprises britanniques que l’Algérie», a affirmé le ministre britannique, qui accueille favorablement «l’annonce faite par le gouvernement algérien concernant le cadre juridique et le nouveau plan économique et social qui encourage l’investissement». Lord Gerald Edgar Grimstone déclare soutenir les entreprises britanniques pour investir en Algérie et se dit convaincu qu’«il est temps pour les entreprises britanniques de faire partie de la vision à longue terme de l’Algérie». AffairesAlgérieClimatéconomieFerhat Aït AliGrande-Bretagne


El Watan
Publié la première fois le 01/10/2020 11:55
Rapport généré le 22/10/2020
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