Plus de 1000 cas enregistrés dans cinq wilayas du sud du pays : L’Algérie renoue avec le paludisme


Plus de 1000 cas enregistrés dans cinq wilayas du sud du pays : L’Algérie renoue avec le paludisme Djamila Kourta 01 octobre 2020 à 10 h 58 min 0 Le retour des cas de paludisme importés a toujours été redouté par les spécialistes. Une flambée de telle nature dans le sud du pays, en un mois, laisse croire que de nombreuses personnes ont pu échapper aux mailles du filet. Alors que l’Algérie est reconnue officiellement exempte du paludisme par l’Organisation mondiale de la santé, le 22 mai 2019, cinq wilayas du Sud enregistrent des cas de paludisme importés, selon un communiqué du ministère de la Santé faisant état de plus de 1000 cas. Les données actuelles de la surveillance épidémiologique montrent, selon la même source, qu’on a enregistré à Tamanrasset 918 cas, Adrar 96, Illizi 89, Ouargla 5 et Ghardaïa 2 cas. «Toutes les mesures ont été prises conformément au plan national de prévention de la réintroduction de la maladie qui prend en compte les facteurs climatiques, géographiques et les voyages dans les pays d’endémie palustre», assure le ministère, ajoutant que «tous les cas ont été pris en charge dans les structures hospitalières conformément aux directives thérapeutiques nationales». Le ministère de la Santé rappelle que «comme chaque année au mois de septembre après les premières pluies, il y a une recrudescence des cas de paludisme importés venant essentiellement des pays frontaliers sahéliens ou d’Algériens ayant séjourné dans ces pays». Et de signaler que l’Algérie reste confrontée au problème du «paludisme d’importation», induisant un renforcement du dispositif de surveillance et de prise en charge. L’élimination de cette pathologie a nécessité des années de travail des équipes engagées. «Ce résultat a été possible grâce aux efforts déployés par les professionnels de santé et l’engagement des autres secteurs dans la lutte contre le paludisme depuis plusieurs décennies consécutives», nous a confié le Pr Boussad Hamrioui, professeur en médecine, parasitologie et mycologie, chef de service au CH Mustapha Pacha et président du Comité national de lutte contre le paludisme, à l’occasion de la certification en 2019. Par ailleurs, il signale que «l’élimination du paludisme constitue une étape importante pour le système de santé en Algérie. Ce qui prouve qu’un travail de longue haleine a été effectué en collaboration avec tous acteurs de la santé et d’autres secteurs. Ce qui montre que le degré de vigilance était important. Ce que nous devons maintenir pour les prochaines années». Et de préciser qu’«il y aura toujours des cas d’importation de paludisme, nous devons maintenir la surveillance et la vigilance afin d’éviter sa réintroduction dans notre pays. Chaque cas détecté doit être déclaré conformément aux recommandations de l’OMS». Contactées pour de plus amples informations à ce sujet, la direction de la prévention et la direction de la communication n’ont pas daigné répondre à nos appels. La Covid-19 semble avoir relégué au second plan toute autre menace sanitaire.  Algériepaludisme


El Watan
Publié la première fois le 01/10/2020 11:58
Rapport généré le 20/10/2020
Presse algérie

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