SA Sétif : 20 députés interpellent le ministre de la Jeunesse et des Sports


SA Sétif : 20 députés interpellent le ministre de la Jeunesse et des Sports Kamel Beniaiche 01 octobre 2020 à 10 h 12 min 11 L’application de la réglementation en période de coronavirus est le thème de la journée d’études organisée mardi par le Stade Africain Sétifien. Tenue dans la salle de réunions du très bel hôtel «La Pinède» de Sétif, la rencontre a été rehaussée par la présence d’avocats, de figures sportives, des dirigeants de clubs et des journalistes de différents organes de presse. Et ce, contrairement aux responsables des instances dirigeantes de notre foot n’ayant pas voulu répondre à l’invitation des organisateurs, lesquels persistent et signent. Marquée par des interventions directes, franches et «documentées», la rencontre s’est focalisée sur le fameux bras de fer opposant la Ligue interrégions et le SAS, R’Ghis, et Hennaya ne lâchant pas prise. Mis en place sans une réflexion et d’études sérieuses, le nouveau système de compétition accentuant un peu plus la gangrène du football a été abordée. Il en est de même de la «sortie de route» de la Ligue interrégions se distinguant par la parti pris, pointé du doigt par les trois formations attendant le verdict du TARLS. Remarquée et remarquable, l’intervention de Yazid Ouahib, expert en matière des textes régissant notre sport-roi, a été instructive à plus d’un titre : «N’étant pas indépendantes, les instances juridictionnelles du football national ne vont pas se contredire. Connaissant le mode de fonctionnement de ces structures, l’affaire du SAS, R’Ghis et Hennaya ne connaîtra son épilogue qu’à Lausanne. J’espère me tromper», souligne le chef de la rubrique sportive d’El Watan étayant ses propos avec les textes. Abondant dans le même sens, Redha Abbas d’El Khabar enfonce le clou : «Les instances du football algérien ont failli. Le SAS, R’Ghis, Hennaya et d’autres formations sont victimes de l’arbitraire, et du parti pris. Décriés aussi bien par les acteurs directs que par la presse, les dépassements des structures de la FAF n’offusquent guère le ministre de la Jeunesse et des Sports affichant un énigmatique silence radio». Lyazid Boukrouh, l’avocat du SAS n’y va pas par quatre chemins : «Pas de jurisprudence avec le texte. Avec un texte en béton, nous sommes convaincus que le TARLS va nous rétablir dans nos droits». Croyant dur comme fer dans la justesse d’une telle cause, Fakih Oukacha, le président de Hennaya, a parcouru plus de 800 km pour défendre un droit spolié, met sur la table l’implication de ses collègues députés : afin de mettre un terme à ces deux poids, deux mesures, 20 députés ont adressé une correspondance au ministre de la Jeunesse et des Sports ne pouvant, dit-il, s’immiscer dans les affaires de la FAF, révèle l’intervenant. Brandissant l’article 181 de la loi 13-05 du 14 Ramadhan 1434 correspondant au 23 juillet 2013 relatif à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives, la réplique de Yazid Ouahib ne prête à aucune équivoque : «Selon l’article 181 de la loi 13-05, le ministre chargé des sports veille au contrôle du respect des lois et règlements en vigueur par le Comité national olympique, le Comité national paralympique, les Fédérations sportives nationales, Ligues et clubs sportifs. La loi est claire : le MJS a non seulement toute la latitude de rappeler à l’ordre les différentes associations sportives, mais a l’obligation de veiller à l’application des lois de la République», conclut notre confrère apportant ainsi de l’eau au moulin du SAS, R’ghis et Hennaya décidés à aller jusqu’au bout. Sport


El Watan
Publié la première fois le 01/10/2020 11:12
Rapport généré le 19/10/2020
Presse algérie

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