Raphaëlle Branche pointe des résistances de l’administration française


La question mémorielle entre l'Algérie et la France connait “une évolution” du côté de la présidence française, a affirmé l'historienne française, Raphaëlle Branche, reconnaissant, toutefois, que cette évolution n'est “pas forcément linéaire”, du fait des pratiques des administrations des archives qui sont en contradiction avec la parole présidentielle. “Sur la question mémorielle de l'Algérie, il me semble qu'il n'y a pas beaucoup d'ambiguïtés. Je note une évolution de la présidence, même si elle n'est pas forcément linéaire. Le président n'est pas tout et la question des archives classifiées secret défense le montre. Celle-ci n'est pas liée à Emmanuel Macron, mais à des administrations qui ont, de fait, des pratiques en contradiction avec la parole présidentielle”, a-t-elle expliqué dans un entretien accordé au magazine français d'actualité Le Point. Selon Raphaëlle Branche, “cela ne concerne pas que l'Algérie, mais un pan plus large de la France contemporaine dont l'écriture de l'histoire est compromise dès lors que l'accès à des archives librement communicables est entravé”. “Il demeure donc une tension au cœur même de l'Etat qui concerne, plus largement, l'accès des citoyens aux archives de cette période récente, et notamment de la guerre d'Algérie”, a-t-elle ajouté.    APS  


Liberté
Publié la première fois le 01/10/2020 11:30
Rapport généré le 21/10/2020
Presse algérie

Plus d'articles