Pr Abderrahmane Benbouzid : «Des hôtels seront mis à la dispositions des hôpitaux»


Pr Abderrahmane Benbouzid : «Des hôtels seront mis à la dispositions des hôpitaux» Djamila Kourta 02 juillet 2020 à 10 h 07 min 0 C‘est sur la base des données épidémiologiques que les décisions seront prises au niveau local. Pour parer à la problématique de la saturation des lits d’hospitalisation dans les services de Covid-19 dans certaines wilayas du pays à forte prévalence, les walis sont tenus de mettre des hôtels et autres lieux à la disposition des hôpitaux, dont les places sont saturées. Des instructions ont été données dans ce sens, a déclaré, hier, le Pr Abderrahmane Benbouzid, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, lors d’une rencontre avec certains journalistes de la presse écrite. «Les cas suspects confinés sur appréciation du médecin traitant, dans ces établissements hôteliers pour être suivis et surveillés. Les services dédiés à la Covid-19 sont effectivement saturés dans certaines wilayas, dont le taux d’occupation avoisine les 100%, voire plus. Cette augmentation s’explique par la hausse subite du nombre de nouveaux cas, qui est tout de même un phénomène mondial, le relâchement vis-à-vis des mesures de prévention et l’indiscipline de certains citoyens face aux gestes barrières, qui sont obligatoires, tels que le port du masque. Il y a aussi le recours au scanner comme moyen de diagnostic, qui a été admis dans le protocole mais avec conditions. Malheureusement, il se trouve qu’il y a eu excès dans son utilisation et de nombreux patients ont été pris en charge et hospitalisés alors qu’ils présentaient des formes bénignes. Ces personnes doivent rentrer chez elles et être suivies en ambulatoire», a-t-il souligné. Et de signaler que de nouvelles recommandations seront publiées et transmises aux praticiens pour limiter l’utilisation du scanner : «Le scanner thoracique ne sera désormais indiqué que devant un tableau clinique Covid-19 et avec présence de symptômes. Il sera utilisé pour la recherche des séquelles et le suivi du malade.» Tout en indiquant que la PCR reste l’unique moyen de diagnostic de confirmation sur lequel l’on se base. Sur le chapitre relatif aux tests PCR, le ministre de la Santé a déclaré que les laboratoires privés sont désormais autorisés à les faire, puisque les laboratoires de diagnostic enregistrent actuellement une forte affluence. Ainsi, le dispositif de riposte, signale le Pr Abderrahmane Benbouzid, est renforcé par les enquêtes épidémiologiques dans les différentes régions pour circonscrire les foyers endémiques et casser la chaîne de contamination. La cellule de suivi de ces enquêtes s’est rendue à Sétif et Oran et elle se rendra dans d’autres wilayas pour évaluer la situation. C’est sur la base des données épidémiologiques que les décisions seront prises au niveau local. «Le wali a désormais toutes les prérogatives de prendre les décisions qui s’imposent pour lutter contre ce virus, à travers l’application obligatoire de la loi portant sur les mesures de prévention», a-t-il insisté. Et de lancer un appel à la population pour une prise de conscience individuelle et collective et à plus de responsabilité face à ce virus qui «continue de faire des victimes qui sont malheureusement des personnes fragiles et âgées», a-t-il encore déclaré. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a procédé, hier, à l’inauguration du nouveau siège de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP). Il a rappelé que cette agence est sous la tutelle du ministère de la Santé et de nombreux textes, portant, entre autres, création des commissions au niveau de cette agence, sont au SGG. «L’ANPP donnera un nouveau souffle au secteur», selon le ministre Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a affirmé, hier à Alger, que la création de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) donnera «un nouveau souffle» au secteur. Présidant l’inauguration du nouveau siège de l’ANPP, sis à Chéraga (ouest de la capitale), M. Benbouzid a souligné que la création de ce genre de structures et la création d’un ministère de l’Industrie pharmaceutique «permettront à l’Etat d’accorder davantage d’importance à un secteur stratégique». Parmi les missions dévolues à l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, créée en vertu du décret exécutif 19-190 du 3 juillet 2019, l’enregistrement des médicaments, l’homologation des dispositifs médicaux et le contrôle des produits pharmaceutiques. Elle sera appelée, entre autres, à effectuer des expertises et des évaluations, en sus de l’inspection des unités de production et de distribution. L’Agence sera chargée aussi de prendre ou de demander aux autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires visant à préserver la santé publique lorsqu’un produit pharmaceutique ou un dispositif médical présente, ou est soupçonné de présenter un danger pour la santé publique. Ces missions étaient confiées auparavant au Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP), dont le personnel a été intégré à l’ANPP, nouvellement créée. APS Algérie


El Watan
Publié la première fois le 02/07/2020 11:07
Rapport généré le 06/08/2020
Presse algérie

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