Parc animalier de Kissir : Un manque à gagner qui se fait sentir


Parc animalier de Kissir : Un manque à gagner qui se fait sentir Fodil S. 02 juillet 2020 à 9 h 08 min 0 L’afflux exceptionnel de visiteurs qu’enregistrait habituellement le parc animalier de Kissir, dans la commune d’El Aouana (wilaya de Jijel), contraste actuellement avec une situation morne, durant laquelle aucun centime n’est venu renflouer ses caisses. Fermé depuis la mi-mars pour cause de pandémie du coronavirus, le parc animalier subit depuis un assèchement de ses recettes, issues de la vente des billets d’accès et de la concession d’espaces pour les commerces (restauration), ce qui s’est traduit par une situation financière difficile. Le parc, géré par l’Etablissement public de gestion des espaces verts, de loisirs et de l’éclairage public (EPGEVLEP) depuis la dissolution de l’établissement public du parc zoologique et de loisirs de Ben Aknoun en 2018, accueillait, nous dira, Yazid Abdellah, le directeur de l’EPGEVLEP, jusqu’à 15 000 personnes par jour durant les mois de juillet et août. Les vacances de printemps sont aussi une aubaine avec les excursions des étudiants et des écoliers, alors que le reste de l’année, les grandes affluences se font le week-end, avec une baisse de la fréquentation durant l’hiver. Le manque à gagner de ces derniers mois est estimé à 10 millions de dinars et des craintes commencent à se faire sentir pour assurer une masse salariale mensuelle qui avoisine les 3 millions de dinars. Profitant de cette situation, la gestionnaire du parc, Naïma Bouhalissa, nous dira : «Nous sommes en train de nous préparer en faisant des travaux de désherbage, de nettoyage et de réparation.» Si jamais il y aura réouverture, ajoutera-t-elle, le port du masque de protection sera de rigueur et des gels hydroalcooliques seront mis à disposition du public, tout en veillant à ce qu’il y ait une distanciation physique entre les personnes. Mais à toute chose malheur est bon. En l’absence d’affluence, les animaux qui reçoivent normalement leurs rations de concentrés, de fruits et légumes ou de viandes, nous dira la vétérinaire Yousra Kemih, sont moins agités, moins stressés et ont moins de problèmes digestifs (diarrhées, indigestion) qu’avant puisqu’ils ne reçoivent plus d’alimentation de la part des visiteurs. Elle affirmera que le parc compte 48 espèces entre ruminants, carnivores, équidés et volailles. Si aucune mort n’a été enregistrée durant cette période, il y a eu par contre des naissances, ajoutera notre interlocutrice, qui précisera qu’ils n’ont pu faire des échanges avec d’autres parcs en cette période de pandémie, bien qu’il y ait eu des propositions. Mis à part le traitement des maladies, ajoutera la vétérinaire, des protocoles, comme la vaccination, le déparasitage, la calcithérapie et enfin la vitaminothérapie, sont suivis. Pour les viandes rouges et blanches, parfois le parc bénéficie de quantités saisies par les services du commerce, de l’inspection vétérinaire et pour la viande asine, des ânes sont ramenés de la douane de Tébessa qui opère des saisies. Seulement avec cette pandémie, les déplacements ne se font pas actuellement. Algérie


El Watan
Publié la première fois le 02/07/2020 10:08
Rapport généré le 06/08/2020
Presse algérie

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