Masque obligatoire dans les espaces publics : une mesure salutaire


Désormais, l'entrée dans les espaces publics, tels que les marchés couverts, les centres commerciaux, les cimetières, les parkings et autres, est formellement interdite sans le port du masque et le respect de la distanciation. Toute personne qui enfreindra cette obligation s’exposera à des sanctions légales. Une décision fortement saluée par les spécialistes. Contacté par nos soins, le Pr Abdelkrim Soukehal, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19, a indiqué que la maladie est toujours active et l’obligation du port du masque en milieu public permettra de freiner sa propagation, de protéger la personne qui le porte et son environnement, outre le lavage des mains et le respect de la distanciation sociale. S’agissant de sa disponibilité, il fera part de l’existence de masque chirurgical à usage unique destiné au personnel de santé et de masque grand public disponible dans les pharmacies et d’autres points de vente. Le Pr Soukehal a évoqué le problème de la mise en place du masque qui doit répondre à un principe de base, celui de couvrir la bouche, le nez et le menton. «Une fois maintenu, on ne doit plus le toucher», a-t-il insisté, ajoutant que le masque lavable qui n’est pas à usage unique doit être bien lavé après utilisation. Il suffit de le faire bouillir pendant 15 minutes, l’on peut également le laver avec le linge mais à 60° pendant 30 minutes pour le réutiliser une autre fois. Saluant la décision, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), a indiqué à El Moudjahid que le port du masque est devenu aujourd’hui un élément basique dans la prévention contre le Covid-19. Le Pr Mustapha Khiati a rappelé les comportements délétères de certains citoyens qui n’ont pas pris conscience de la gravité de cette infection. «Cette situation a engendré une certaine diffusion du virus et le nombre de nouveaux cas enregistrés quotidiennement montre bien que sa propagation est toujours là». Et de poursuivre : «Le masque permet de protéger une personne saine d’une éventuelle contamination, et permet également à une personne porteuse du virus de ne pas le transmettre aux autres. Il est fait essentiellement pour protéger les muqueuses des fosses nasales et la bouche, d’où l’importance de le porter convenablement». Le président de la FOREM recommande de ne plus le toucher après l’avoir porté et d’éviter le contact des mains avec les yeux. «Il est inadmissible aujourd’hui que les gens ne respectent pas cette mesure qui vise à protéger leur santé», a souligné le Pr Khiati, qui salue, au passage, la décision de plafonner le prix des bavettes à 40 DA pour les rendre plus accessibles aux citoyens. De son côté, le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine a indiqué que les masques en vente, dont certains sont confectionnés par les centres de formation professionnelle, des ateliers de couture et des entreprises privées sont fabriqués à base de tissu médical et répondent aux normes en terme de sécurité et de protection. Le Dr Messaoud Belambri a assuré que les masques proposés au grand public dans les officines sont de bonne qualité et permettent une bonne protection.  «Tous les pays utilisent ces masques dits alternatifs et les experts s’accordent à dire qu’il faut généraliser leur port pour se prémunir», a-t-il déclaré.     Kamélia Hadjib    


El Moudjahid
Publié la première fois le 23/05/2020 01:00
Rapport généré le 26/05/2020
Presse algérie

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